samedi 10 décembre 2011

La vie après la mort


Chaque fois que tu te taies, tu me tues
et comme tu t'es tu souvent, je me demande...
Combien de fois on peut mourir, dis?

lundi 5 décembre 2011

Aucun sens


Je me suis soumise aux vents contraires, souple, patiente, naïve,
et j'ai attendu.

J’ai senti l’odeur que laisse le temps quand il nous frôle sans nous toucher,
et je n'ai pas reniflé le piège.

J’ai touché le vide éthéré de l'absence, comme ce rêve qui nous entraîne toujours plus loin,
et je n'ai presque pas tremblé.

J’ai gouté à l'amertume de ce qui ne sera plus, devinant le mirage d’un baiser,
et je n’ai pas grimacé.

J’ai vu les jours succéder aux nuits, les feuilles tomber, la terre geler, et malgré le froid qui m’habite,
je n'ai pas fermé les yeux.

Je suis restée, les sens en alerte, mais ça ne fait aucun sens...

Seul l’écho du silence me répond de m’en aller...

Pourquoi je n'arrive pas à entendre raison?
Les vents contraires me virent sens dessus dessous...

dimanche 24 avril 2011

Dominos

Il y a 3 ans, j'ai posé une question de trop et elle a entrainé des conséquences que je ne souhaitais vraiment pas. J'ai passé ce temps à me dire que je ne répèterais pas la même erreur, que je saurais me taire une prochaine fois. Que la leçon avait porté.


On dirait que non. Merde.


Je ne sais pas si cette fois j'ai bien fait, je le saurai demain. J'ai ouvert la bouche (le clavier) pour traverser une ligne de silence. La conséquence peut être très positive. Elle peut être affreusement négative.


Comment je fais pour me mettre dans cette situation?

samedi 23 avril 2011

Rien qu'un peu

J'ai un dilemme. Un peu vaut-il mieux que rien? Je croyais que oui, je ne sais plus.
Un peu, c'est pourtant quelque chose, c'est l'espoir.
Alors que rien, c'est rien. En plus des regrets bien entendu. Et dans les regrets, j'ai déjà donné plusieurs fois. Je ne veux pas revivre la phase des regrets pleine de j'aurais dondu...
Je n'ai donc pas le choix on dirait. Ce sera un peu parce que rien est au-dessus de mes forces. Ce sera un peu parce que c'est vraiment mieux que rien.

vendredi 22 avril 2011

Attentes latentes

Le printemps est froid, le fond de l'air n'est décidément pas à la chaleur. Avec Pâques ce weekend, j'ai espoir que le thermomètre se décide à partir dans le bon sens, mais il faudra attendre encore un peu avant de sortir mes jambes longues...


***
Avoir des attentes, qu'elles soient envers la météo qu'on ne contrôle pas ou envers un amour de Sunshine qu'on ne contrôle pas plus (heureusement), est-ce incontournable? Est-ce qu'il est possible de seulement accepter ce que la vie nous donne au quotidien sans avoir toujours envie de plus et de mieux? Est-ce que les attentes font avancer parce qu'on veut améliorer notre sort ou est-ce qu'elles nous piègent dans la définition qu'on s'en fait et nous paralysent? Est-ce que attentes et patience doivent être conjuguées pour assurer un résultat heureux, quoique lointain?


Je pense finalement que les attentes, c'est bon pour ceux qui savent où ils vont, mais moi, je ne le sais pas. Et de savoir où j'aimerais aller plus que tout au monde ne m'aide pas du tout. J'ai peur en fait que mes attentes me conduisent tout droit à une déception majeure le jour où je me rendrai compte que les siennes ne sont pas les mêmes.

Comment St-Exupéry disait déjà? L'amour ce n'est pas se regarder l'un l'autre, mais regarder ensemble dans la même direction...


Sunshine, tu regardes où toi?

mercredi 20 avril 2011

Autruche par principe?

Comme la majorité des gens, j'ai quelques principes de vie qui guident mes actes au quotidien. Pour moi, un principe de vie ce n'est pas que moral, c'est surtout personnel. Un genre de ligne qu'il ne faut pas franchir pour respecter notre intégrité.


Un de ces principes que j'observe le plus souvent possible est de ne jamais poser une question à moins de savoir que je peux accepter toutes les réponses possibles. Tant qu'une question mène à des réponses que je ne suis pas prête à entendre, je ne la pose pas.

C'est facile à dire comme ça, mais ça l'est moins dans la pratique.

D'une part, ça me pousse à toujours envisager le pire, à accepter que le pire puisse arriver, avant même d'avoir posé la question dont la réponse peut aussi être très positive. C'est épuisant comme exercice mental!

D'autre part, ça m'oblige à m'autocensurer puisque tant que je ne pose pas la question, je laisse entendre que ça ne m'intéresse pas ou à tout le moins que ça m'indiffère, alors que souvent c'est la pudeur d'abord et la crainte de la suite, après la réponse initiale, qui me retient. Tant que je ne pose pas la question, je ne provoque rien de mal. Remarque que je ne provoque rien de bien non plus, mais bon...

Ce drôle de principe est plus fort que moi. C'est un réflexe de protection, de survie, d'autruche... Merde. Ça fait autruche! Je n'aime pas me percevoir comme un oiseau bête et méchant...

J'ai toujours trouvé ça respectueux de mes limites, alors qu'il est une limite en soit. Hum...