Comme la majorité des gens, j'ai quelques principes de vie qui guident mes actes au quotidien. Pour moi, un principe de vie ce n'est pas que moral, c'est surtout personnel. Un genre de ligne qu'il ne faut pas franchir pour respecter notre intégrité.
Un de ces principes que j'observe le plus souvent possible est de ne jamais poser une question à moins de savoir que je peux accepter toutes les réponses possibles. Tant qu'une question mène à des réponses que je ne suis pas prête à entendre, je ne la pose pas.
C'est facile à dire comme ça, mais ça l'est moins dans la pratique.
D'une part, ça me pousse à toujours envisager le pire, à accepter que le pire puisse arriver, avant même d'avoir posé la question dont la réponse peut aussi être très positive. C'est épuisant comme exercice mental!
D'autre part, ça m'oblige à m'autocensurer puisque tant que je ne pose pas la question, je laisse entendre que ça ne m'intéresse pas ou à tout le moins que ça m'indiffère, alors que souvent c'est la pudeur d'abord et la crainte de la suite, après la réponse initiale, qui me retient. Tant que je ne pose pas la question, je ne provoque rien de mal. Remarque que je ne provoque rien de bien non plus, mais bon...
Ce drôle de principe est plus fort que moi. C'est un réflexe de protection, de survie, d'autruche... Merde. Ça fait autruche! Je n'aime pas me percevoir comme un oiseau bête et méchant...
J'ai toujours trouvé ça respectueux de mes limites, alors qu'il est une limite en soit. Hum...