mardi 24 avril 2012

Quel chemin emprunter?


Vers le soleil levant,
nostalgique et bouleversante image d’un bonheur entraperçu,
sur les notes de pas feutrés, envoutés par les musiques d’un temps qui n'existe plus,
mes pieds fragilisés de tant de pas inutiles et mille pointes perdues,
se tordent, s’entorsent, se blessent, et ne me portent plus.

Vers le soleil couchant,
paysage éthéré de ce qui fût et ne peut plus :
du charme suranné des promesses entendues,
de ces nuits clairsemées, des plaisirs démodés, des mains jointes et nues,
ne reste que Cabosse cahotant, éperdue, indomptable vaincue.

Vers le soleil plombant,
mirage tentateur d’un peut-être, d’une fenêtre exiguë,
l’ombre séductrice dissimule son absence de vécu,
comme autant de fadaises éparpillées au gré de l’ironique vertu,
dont on remarque la majestueuse beauté et non le danger absolu.

Vers le soleil noircissant,
dans les heures sombres qui se consument jusqu’à passer inaperçues,
qu’il est pourtant long le temps dans l'enclave des certitudes perdues!
Immuable, mais trompeur, perméable aux rumeurs révolues,
Le silence est pesant, plus lourd que tous les mots entendus.

Je cherche mon chemin sur ces routes aux détours courbés et obtus,
Regardant vers devant, les yeux réfléchissant dans le miroir des amours disparus.
Carte, GPS et panneaux semblent écrits dans une langue inconnue,
Je ne peux emprunter ces chemins, je pourrais ne pas les remettre comme prévu…